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Mon réveil n’a pas sonné à 6h ! Ou du moins je ne l’ai pas entendu ? Heureusement, avec ces fenêtres sans volets je suis réveillé par la lumière du jour.
Et une fois de plus le taxi que le mec de la réception m’avait soit-disant réservé la veille n’est pas là. On ne peut vraiment pas compter sur les employés du Flying Dog ! Je me décide donc à arrêter un taxi qui passe devant la porte : une grande voiture 4 portes et un chauffeur qui a l’air d’un bon père de famille, v’là les critères de sélection d’un taxi sûr… Il accepte de me conduire au terminal de cars Cruz del Sur pour 12 S/. . Bon, ça va.
Le conducteur s’avère même sympa, quand il voit que j’arrive à baragouiner 3 mots d’espagnol il me fait la conversation. Je lui réponds tant bien que mal en surveillant d’un œil la route : j’essaye de repérer des endroits que je connais pour vérifier qu’il va bien dans la bonne direction.

Le taxi rentre dans un terminal grillagé et surveillé par un vigile. Voilà donc ces fameux cars. Après avoir échangé ma contre-marque contre un billet et laissé mon sac au comptoir, je monte donc dans un car catégorie Cruzero : un gros car à 2 niveaux (le niveau bas et une cabine fermée pour la 1ère classe), bien confortable même si un peu poussiéreux. La quasi-totalité des voyageurs sont des touristes ; ma voisine est une péruvienne, apparemment une cadre chargée de la qualité des eaux d’après les tableaux qu’elle parcourt.
Le trajet durera 4h30 entre Pacifique et désert sur la Panaméricaine, cette voie qui relie l’Alaska à la Terre de Feu en traversant tout le continent américain du Nord au Sud. La route est en plutôt bon état, on croisera quelques camions et cars.
L’hôtesse nous distribue une collation salée : je découvre les délicieuses empañadas, sortes de friands au poulet. On a également droit au visionnage d’un reportage touristique local avec une jolie présentatrice qui commence normalement et finit par limite tourner au film érotique quand elle va essayer un centre de thalasso ! Ici la représentation des bimbos dans les publicités est pire qu’en Europe. Après quoi l’hôtesse nous distribue des cartes pour jouer au Bingo avec à la clé une bouteille de Pisco, la boisson alcoolisée nationale. Elle énonce les numéros au micro en espagnol, anglais et français : je partais bien, mais finalement ce n’est pas moi qui remporte le lot. Puis elle nous met un vieux film américain sous-titré en espagnol (j’aurais préféré l’inverse !), comme quoi c’est bien des voyages pour touristes.

Pisco

Pisco

Nous traversons la zone de Pisco que le tremblement de terre [1] de magnitude 7.9 a dévasté 15 août 2007.
Plus d’1 an après je ne note pourtant rien de flagrant si ce ne sont quelques murs écroulés ?
Le car fait une halte à Paracas et s’apprête à repartir… après avoir changé une roue crevée.

Peu de temps après, arrivée au terminus : Ica. Les taxis nous abordent à la descente du car, j’en prends un pour me rendre à quelques km de la ville à l’oasis de Huacachina (8 S/.), où je compte dormir ce soir.
En chemin le chauffeur me fait l’article pour me conduire demain aux îles Ballestas, en face de Paracas, pour 150 S/. excursion comprise. Je me perds un peu dans les conversions entre le tarif en soles, le Lonely Planet qui annonce des prix en dollars américains (!) et moi qui réfléchis à moitié en euros, à moitié en francs. Mais je finis par accepter en me demandant si je me fais avoir. (renseignements pris je pense que j’aurais peut-être pu négocier quelques dizaines de soles : le trajet en bus semble coûter 80 S/. A/R et le bateau 30 S/.)
La route file au milieu des dunes jusqu’à l’oasis, un petit point d’eau entouré d’hôtels et encadré par d’immenses dunes de sable. L’endroit s’avérera surtout être un endroit pour jeunes fêtards et un piège à touristes. Mais en faisant abstraction de la musique à tue-tête et du bruit des buggies qui grimpent les dunes, l’endroit est quand même très impressionnant.

Huacachina

Huacachina

Je prends un lit à la Casa de Arena [2] : je demande un dortoir, mais je profiterai seul d’une chambre de 3 lits.
Il fait très chaud ici, j’enfile un short et je me rends à Ica pour acheter un billet de car pour aller à Nazca le sur-lendemain. On m’affirme que le colectivo que je vois passer ne prend pas de passager (?) et que je dois obligatoirement prendre un taxi : j’en négocie fermement un à 5 S/. pour la Plaza de Armas.
Malgré le plan de mon guide je ne trouve pas le terminal de la compagnie Ormeño dans ces petites rues que je dois être le seul touriste à parcourir. Je retourne donc aux guichets de Cruz del Sur.
Je déambule un peu aux alentours de la place centrale, mais il n’y a visiblement pas grand chose à voir dans cette ville. J’achète un empañada dans une boutique : il faut d’abord aller payer à la caisse avant d’être servi, et c’est pas évident ne connaissant pas le nom de cette friandise !
Je retourne sur la place pour essayer d’attraper un taxi pour rentrer et à force d’en laisser passer je décide de monter à bord d’un Tico, un de ces minuscules taxis qu’on voit partout, malgré les mises en garde à leur encontre. (5 S/.)

ombres... péruviennes

ombres... péruviennes

De retour je me lance à l’ascension de la dune derrière l’hôtel avant le coucher du soleil : 1 pas en avant, 2 pas en arrière… C’est vraiment trop crevant, je capitule aux 3/4 du sommet, le temps de prendre quelques photos pendant qu’il fait encore clair. Un surfeur des sables me double sur la descente ; un groupe de buggies descend les dunes d’en face.

Je pique une tête dans la piscine avant de me remplir le ventre au barbecue : pas mauvais, mais curieusement alors que la viande (poulet, saucisses, steaks) est à volonté, les légumes sont en quantité limitée et je verrai à peine la couleur des boissons qui disparaissent à peine arrivées.

Je fais les comptes avant de me coucher : j’ai déjà claqué plus de 250 €. Ouch !

[1] Attention aux informations qui sont indiquées sur vos guides, pas forcément à jour.
Mon Lonely Planet imprimé en novembre 2007 ne fait aucune mention du séisme.
Je suis tombé sur un Footprint qui, sans être à jour, présentait un addendum.

[2] Casa de Arena (n°1)
casadearena@hotmail.com

(pas d’adresse, l’oasis est petite, il suffit de donner le nom de l’hôtel au taxi)
~20S/. / nuit sans sdb ?
Personnel peu accueillant, sauf le serveur qui était très sympa.
Chambres spartiates mais propres, réparties autour d’une piscine extérieure avec bar, chaises-longues… et musique à longueur de journée. Bloc toilettes et douches sans éclairage !
Barbecue à volonté le soir pour 20 S/. , possibilité de restauration toute la journée (commande dans la salle de restaurant à l’étage).
Contrairement à ce qu’indique le Lonely Planet il n’y a pas d’accès internet, mais l’hôtel de l’autre côté de la rue dispose d’un véritable cyber-café moderne à 3 S/. / h
-> pas mal, surtout pour la piscine, mais il existe peut-être des endroits moins bruyants ?


Galerie photo de la journée : Cliquer ici !

Les prochains articles arrivent, patience !

En guise de teasing un petit panorama de la place centrale du Machu Picchu :

place-centrale-machu-picchu

Quand je vous disais que c’était beau !

Comme la veille je me réveille tôt : à cause de la lumière du jour ? du bruit de la rue ? du décalage horaire ? Un peu de tout ça sûrement. Mais étant bien crevé je m’étais endormi rapidement malgré le bar d’en face très bruyant.

Je fais mon sac qui déjà ne ferme presque plus et j’essaye de trouver la nana de “l’agence de voyage” de l’hôtel pour acheter un billet de car afin de rejoindre ma prochaine étape, Ica d’où je compte me rendre aux Islas Ballestas : je me rends d’un bâtiment à l’autre, personne ne sait où elle est ni n’arrive à la joindre et on me répond qu’il n’y a pas d’agence de voyage dans le quartier, qu’il faut aller au terminal de bus. Finalement j’en trouve 2 à 2 rues de là (encore une raison qui m’incite à ne pas recommander le Flying Dog !), dont une qui vend des billets Cruz del Sur [1]. Il ne reste plus de place pour Ica le jour-même, je prends donc un billet pour le lendemain. (56 S/. en classe Cruzero)
Par curiosité, je fais un tour dans le supermarché voisin : les fruits et légumes sont aux environs de 3 S/. / kg ! (~0,70 €/kg)

directionsNouveau défi avec les microbus, niveau 2 : rejoindre le Museo de la Nación situé à l’écart du centre, avec un changement en cours de parcours. Maria Ysabel m’a donné des indications à suivre pour m’y rendre.
Cette fois le rabatteur du 1er bus ne m’indique pas où descendre ; heureusement j’ai reconnu le croisement où l’avenue Arequipa passe sous l’avenue Javier Prado, je demande confirmation à mes voisins et je réclame l’arrêt : “Bajo aqua !”. Le quartier est déjà un peu moins attrayant que dans le centre.
Il est plus facile de repérer l’énorme blockhaus du musée pour demander au 2e bus de s’arrêter.
J’adore ces voyages en microbus ! Je me retrouve à voyager avec tout le monde plutôt que seul dans un taxi, le rabatteur donne un vrai spectacle à lui tout seul, parfois je peux échanger 2-3 mots avec les passagers (autant que me le permet mon niveau d’Espagnol), parfois des gens montent soit pour vendre quelques friandises soit pour discourir du bien et du mal, enfin quand le bus n’est pas plus plein qu’un métro parisien un jour de grève…, c’est plutôt inconfortable mais ça ne coûte rien et c’est toute une aventure !

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Museo de la Nación

L’hôtesse du Museo de la Nación (entrée principale au centre du bâtiment, pas dans l’aile droite comme tout le monde le pense) m’indique que le musée est exceptionnellement gratuit… parce qu’il est en restructuration. Seule une salle présente une (belle) sélection de quelques pièces, une autre est occupée par l’expo de l’office du tourisme d’un pays asiatique et le dernier étage est occupé par une expo photo (très crues, avec pas mal de cadavres) sur les horreurs des combats du Sendero Luminoso (Sentier Lumineux) et du MRTA (Mouvement Révolutionnaire Tupac Amaru) à la fin du XXe siècle.

Quipu

Quipu

De retour à l’auberge j’ai de nouveaux compagnons de chambrée : un couple anglais très sympa.

Comme je dois passer une nuit de plus à Lima, le soir j’invite Maria Ysabel au bowling de Larcomar. (Le spectacle de danse auquel elle proposait de m’emmener est privatisé ce soir) Cher pour un Péruvien, mais pas pour un Européen : 55 S/. (~13 €) pour 1h et par piste, quel que soit le nombre de joueurs ! (+ location de chaussures : 4,50 S/.) C’est un Cosmic Bowling comme on en trouve en France, peu de monde ce soir, il y a quasiment plus d’employés que de joueurs.
En sortant on passe à la boutique du Sheraton - s’il vous plaît (chambre entre 200 et 700 $ et le WiFi n’est même pas gratuit !) - pas pour faire des achats mais pour retrouver une amie de Maria Ysabel qui y travaille. C’est amusant de rentrer dans le hall d’un tel hôtel habillé en “routard”. Il y a quelques petites friandises au chocolat pas mauvaises en dégustation.

On rentre à pied jusqu’à l’auberge, je dois me lever à 6h pour prendre mon car.

[1] En dehors des lignes Puno – Cusco – Aguas Calientes (les voyages empruntant la 1ère section semblant assez aléatoire) et Lima – Huaraz il n’existe pas de voie ferrée transportant des passagers au Pérou. Tout le monde ne possède pas de voiture non plus. Les gens se déplacent donc en taxi en ville, collectivos pour les moyennes distance, et car pour les longs trajets.
Suite à quelques histoires d’attaques à main armée ou accidents de circulation sur les routes de montagne, il est généralement conseillé aux touristes de voyager sur la compagnie Cruz del Sur qui possède des véhicules généralement modernes ; d’ailleurs c’est souvent la seule compagnie proposée dans les agences des hôtels.
Selon les destinations 3 catégories de cars sont proposées, avec plus ou moins de confort : 1 ou 2 classes, wc (“solo para urinar !”), la clim, des films, une hôtesse, étiquetage des bagages en soute, un en-cas, double essieu avant (ça c’est leur pub !),
suivi GPS, video des passagers à l’embarquement, … Bien sûr tout cela a un prix, très abordable pour un gringo, beaucoup moins pour nombre de Péruviens. Du coup, hormis peut-être dans la catégorie la moins chère, tu voyages quasi-exclusivement avec d’autres touristes.
L’avantage c’est que ça diminue les risques de vols de bagages et d’effets personnels (j’ai eu vent de plusieurs personnes qui se sont fait dérober APN ou argent à leurs pieds alors qu’ils s’étaient assoupis dans le bus), c’est moins fatigant sur de longs trajets, ça permet de rencontrer d’autres touristes et de profiter de leurs bons plans.
Mais je trouve ça assez dérangeant de voyager dans des sortes de cages dorées. Et finalement si j’étais un voleur, je m’attaquerais de préférence à ce genre de compagnie, c’est là qu’il y a du fric ! (bon, il semble que souvent les attaques viennent d’individus que les chauffeurs prennent sur le bord de la route, mais dernièrement un des voleurs faisait partie des passagers…)
On m’avait également conseillé les compagnies suivantes (un peu moins luxueuses) : Ormeño, Oltursa et Civa. Les villes disposent parfois de gares routières (auquel cas une taxe de départ supplémentaire est réclamée), Cruz del Sur a souvent des guichets en centre-ville, sinon les billets peuvent être achetés dans des agences de voyages moyennant une commission ou dans les terminaux (qui sont généralement excentrés). Je n’ai pas toujours pu avoir de billet pour le jour-même ou le lendemain.
Et je vous rassure, au final il ne m’est jamais rien arrivé lors de mes trajets en car, ni même ailleurs.


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HADOPI – Le Net en France : black-out

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Le blog de mon voyage à travers le Pérou en octobre 2008.
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