La rue est un peu bruyante le matin, je me lève à 8h, mais je vaincrai le jetlag !
Je vais réclamer une contre-marque pour le petit-déj auquel j’ai droit dans le café en-dessous. Je déjeune en compagnie de Katrin, une Allemande très sympa qui boucle un voyage au Pérou avant d’aller faire du bénévolat pendant quelques semaines dans un « centre social » d’Arequipa : je note son e-mail pour la contacter quand j’y serai (ce qui est prévu dans quelques jours).

Il fait assez beau, on aperçoit quelques coins de ciel bleu ce qui est semble-t-il assez rare à Lima.

mobile Huawei

mobile Huawei

Dans un kiosque Claro à l’entrée du supermarché voisin j’achète un portable pré-payé activé immédiatement : 69 S/. (~16 €) comprenant 50 min de com vers les autres téléphones Claro et surtout 200 SMS ! Un téléphone qui ne fait QUE téléphone, comme il est impossible d’en trouver en France. Dommage qu’il ne fonctionne pas sur les même fréquences qu’en France (bon, de toutes façons il est bloqué sur le réseau Claro). [1] J’envoie un SMS avec mon numéro (980990010, les numéros de portables commencent par un 9) à Maria Ysabel, ce sera plus pratique pour se retrouver.

¡Joder! Le Museo de la Nación est fermé le lundi; j’irai donc dans le centre.
Je me lance alors dans une nouvelle aventure : prendre un microbus plutôt qu’un taxi ! Ce sera plus fun, je pense plus sûr et moins cher. Parce que les bus là-bas c’est pas ce que vous imaginez : une compagnie de bus, des arrêts, un plan, des numéros et des horaires de passage, non, non !
Il faut plutôt imaginer un chaos (au milieu de celui des taxis) de minibus et camionnettes, avec des directions plus ou moins valides peintes sur la carrosserie, un rabatteur debout sur le marche-pieds un panneau annonçant la direction principale dans la main, qui invite tous les passants à grimper dans le bus (même ceux qui n’en ont aucune envie ^ ^) et signale au chauffeur de s’arrêter quand il dégote des clients sur le trottoir.
D’après ce que j’ai compris la ville est officieusement quadrillée de grands axes et pour se rendre d’un endroit à l’autre il faut repérer le chemin à suivre en suivant ces axes et tâcher de trouver à chacune de leurs intersections les bus à attraper pour la section suivante. Sur les indications de Katrin je me rends avenue Arequipa et je demande au premier rabatteur si le bus va bien Plaza de Armas : il me fait monter (faut pas traîner !), j’espère qu’il a compris, surtout que comme je l’ai admiré la veille depuis le Cerro Lima est une ville très étendue et que je n’ai pas le moindre plan si ce n’est ceux des quelques quartiers centraux répertoriés dans mon Lonely Planet
Je me plie en 4 sur une minuscule banquette, il ne faut pas venir avec son sac à dos !, et je demande le tarif à un autre passager (truc que j’ai appris au Mexique pour éviter de payer le tarif « touristique ») : 1,20 S/., soit au pire 10 fois mois qu’un taxi ! Le rabatteur vient périodiquement récupérer les paiements en échange d’un ticket dans les moments où c’est un peu plus calme : les tarifs sont affichés, ils varient entre quelquechose comme 1 et 2 S/. selon le type de parcours (urbain, extra-urbain, jour férié, …).
Finalement il me fait signe de descendre quelquepart. Cool, parce que je n’avais rien repéré ! D’ailleurs je ne reconnais pas l’endroit, mais un agent de police m’indique la direction : 200 m tout droit, nickel. Je traverse un quartier rempli d’imprimeries toutes plus ou moins ouvertes sur la rue. C’est assez surprenant ce regroupement de commerces tous identiques par quartier (comme au Mexique), je me demande comment fonctionne la concurrence, mais pour les consommateurs ça doit être plus pratique que de trouver une boutique à Paris !

Monasterio de San Fransisco

Monasterio de San Fransisco

J’atterris donc Plaza de Armas, je reconnais les rues et je retrouve facilement le Monastère de San Fransisco… qui est exceptionnellement fermé pour l’après-midi pour cause de spectacle ou je ne sais quelle représentation dans la cour.

Cerro San Cristobal

Cerro San Cristobal

Je déambule alors jusqu’au Parque de la Muralla voisin, parc construit sur les restes d’une ancienne muraille de protection d’où on peut admirer les couleurs des quartiers bâtis sur le Cerro San Cristobal. Un tour à l’expo sur la réhabilitation de Lima (1 S/.). Je ne sais pas ce qu’il en est dans les faits mais il semble qu’un peu partout au Pérou des campagnes de réhabilitation soient en œuvre : beaucoup de quartiers se sont construits ainsi de façon anarchique autour des grandes villes (plus d’1/4 des péruviens vivent à Lima !) et le gouvernement se charge maintenant d’y apporter eaux, électricités, routes praticables, … Le sommet de l’APEC (Coopération Économique pour l’Asie-Pacifique) qui doit se tenir à Lima en novembre ne semble pas pour rien dans les travaux d’embellissement non plus…

Iglesia de Santo Domingo

Iglesia de Santo Domingo

En retournant vers le centre je tombe à l’entrée de l’Iglesia de San Domingo sur une guide qui me propose une visite : 3 S/. l’entrée + pourboire. Les explications ne sont pas spécialement intéressantes pour moi mais l’endroit est joli et la guide (une étudiante) sympa. Seulement dans le pouboire que je lui laisse elle refuse une pièce de 5 S/. qui s’avère être une fausse : j’ai du mal à faire la différence avec une autre pièce mais toutes les personnes à qui j’ai essayé de la refourguer ensuite s’en aperçoivent au premier coup d’oeil ! (au final je crois que c’est dans un cybercafé de Puno que je l’ai involontairement écoulée)
Aller-retour sue le Jiron de la Union, la nuit tombe, rdv avec Maria Ysabel devant le Gran Hotel Bolivar à 19h, après sa journée de boulot. On va dans un immense marché couvert où elle achète des DVD (pirates, il n’y a que ça) d’Il était une fois l’Homme en espagnol pour ses élèves ! Puis microbus (1,40 S/.) direction El parque de la Reserva où il est censé y avoir un spectacle de jets d’eau illuminés, sauf qu’il n’a lieu que du mercredi au dimanche, ce qu’aucune des personnes auxquelles elle a demandé notre chemin n’a su lui dire.
Nous partons donc vers le quartier « bohème », Barranco, d’où nous descendons sur la plage de galet au bord du Pacifique.
C’est amusant, chaque soir on croise quelqu’un de connu (enfin, pas par moi) : un musicien, un ancien ministre invité à un cocktail, …
Après avoir regrimpé les marches en sens inverse nous dînons dans une typique chifa (restaurant cino-péruvien typique) : très bon et très (trop) copieux (35 S/. le plat pour 2). Je goûte également à la chicha morada : il s’agit d’une sorte de jus de maïs violet (comme le maïs de chez nous, mais violet), sucré. Ca a un goût qui se rapproche un peu du jus de cerise et c’est très bon.
Retour en taxi : Maria Ysabel en choisit avec des portes à l’arrière (qu’elle ferme à clé une fois à l’intérieur) et négocie le prix avec plusieurs avant que nous montions dans l’un d’eux. Comme quoi y’a pas que les gringos (= les Américains, et par extensions les touristes Blancs) qui doivent négocier. (15 S/.)

Parque Kennedy

Parque Kennedy

[1] A savoir qu’on trouve un peu partout des kiosques de 2 opérateurs (Claro et Movistar).
Vous pouvez également louer un mobile à l’aéroport pour la durée de votre séjour.
Il y a partout dans les rues ou dans les boutiques des téléphones publiques à pièces (solidement cadenassés aux murs !) : tarif minimum = 50 c.
Un peu plus original, des personnes généralement vêtus de vestes fluos et enchaînées à des téléphones mobiles aux coins des rues proposent des communications. (je n’ai pas essayé, je ne connais pas les tarifs)


Galerie photo de la journée :

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