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Nazca ou Nasca ?

Doit-on écrire Nazca avec un Z ou un S ?

Au Pérou, le village de Nazca s’écrit avec un Z. Sur les cartes péruviennes et la littérature archéologique péruvienne, Nazca s’écrit avec un Z. De même dans une grande partie de la littérature française sur le sujet.

Paul Kosok dans son livre Life, Land and Water in ancient Peru (1965) orthographie Nazca avec un Z. Maria Reich de même dans son livre Geheimnis der Wüste (1976), ainsi que l’archéologue péruvien Federico Kauffmann Doig dans son livre Manual de Arqueologia Peruana (1978 ) (plus tard, cet archéologue utilisera aussi l’orthographie avec un S).

Il semble que l’orthographie de Nasca avec un S provienne des anglo-saxons. Elle est récente et, bien que de plus en plus utilisée, me semble sans fondement.

Copyright © 1979-2006 by Georges Rosset.
source : Pre-Columbian Nazca

Maintenant vous zavez.

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Je viens de mettre un nom sur l’espèce de brume permanente qui voilait le soleil et tombait parfois en une sorte de crachin (un peu comme en Bretagne) lors de mes séjours à Lima : la garúa.

Il semble que ce phénomène, dû à la rencontre du courant de Humboldt (froid) avec le continent andin qui j’imagine provoque la condensation de l’humidité ambiante, se cantonne à un rayon de 50km autour de Lima et persiste durant l’hiver austral (i.e. de juin à octobre).

courant de Humboldt

courant de Humboldt

PS : quelques infos rapides sur le climat de la côte péruvienne ici : Un désert sous le brouillard

Alors, pas trop compliqué de voyager au Pérou sans être bilingue Espagnol ?

En fait non, je n’ai pas rencontré de grosses difficultés de langue.
Pour ceux qui ne le savent pas j’avais suivi des cours du soir d’Espagnol avant de partir au Mexique il y a 2 ans, j’ai donc les bases de la grammaire (même si je ne me souviens pas de tout) et je connais un peu de vocabulaire courant.
Ça me permet de comprendre des paroles simples et, même sans comprendre chaque mot, le contexte de la discussion et les racines latines de la langue aident.
Pour ce qui est de parler ça se complique un peu mais, toujours pareil, en espagnolisant des mots Français, même en faisant plein de fautes de grammaire ou de conjugaison ça reste souvent compréhensible. J’ai même rarement utilisé mon mini-dictionnaire franco-espagnol. Et puis au cours du voyage, en écoutant les autres, j’ai fini par apprendre du vocabulaire ou des tournures de phrases qui reviennent souvent pour des situations comme demander une chambre, commander à manger ou réserver une excursion par exemple. Quand t’as pas le choix, tu finis par parler Espagnol !
Parfois il faut faire répéter, et parfois certaines personnes ne te facilitent pas la tâche en répétant une phrase avec les mêmes mots, le même accent et à la même vitesse… mais les Péruviens étant sympathiques (je ne parle pas de la fausse sympathie de certains commerçants) cela se passe toujours bien.

Il a dû m’arriver de parler quelques mots d’Anglais mais j’aime autant éviter. D’abord parce que j’estime que dans la mesure du possible quand tu voyages à l’étranger, essayer parler la langue du pays fait partie de l’immersion, tout comme manger la même nourriture que les locaux, utiliser les mêmes moyens de transport et la monnaie du pays, … sinon autant rester chez soi. D’autre part, baragouiner 3 mots de l’idiome local fait souvent plaisir aux habitants qui sont souvent plus loquaces et peut même être bénéfique pour le porte-monnaie quand il s’agit d’un commerçant…
Je comprends l’aversion envers les gringos américains qui se pointent avec leurs dollars en s’adressant directement aux gens en anglais sans même leur demander s’ils comprennent leur langue.
Alors avant de partir dans un pays hispanophone, si vous y restez quelques temps, prenez quelques cours d’Espagnol, ce n’est pas si compliqué quand on est francophone. Mais si vous ne voulez pas faire l’effort, vous pourrez converser en Anglais dans la plupart des cas, en tout cas dans les zones touristiques.

Remarque : sur Taquile, chez mes hôtes, seul le chef de famille parlait Espagnol, les enfants l’apprenant également à l’école. Les autres membres de la famille parlaient Quéchua.

Hormis du vocabulaire, je crois que ce que j’ai le plus assimilé pendant le voyage et dont j’étais assez fier c’est  l’intonation (en gros, un accent tonique sur l’avant-dernière syllabe des mots qui se terminent par une voyelle, la dernière si c’est une consonne) que je me suis mis à faire sans y réfléchir, juste par mimétisme.
Maria Ysabel m’a même dit qu’elle était impressionnée de mes progrès entre le début et la fin de mon voyage. Voilà, ça c’était pour les fleurs !

Et voici quelques particularités de la langue que j’ai noté par rapport au Castillan, d’après mes faibles connaissances de la langue :

  • pêche se dit durazno et non melocotón
  • pour ici les péruviens disent plus volontiers aqua que aquí (j’ai demandé, la différence n’est pas claire, plutôt une habitude)
  • poquito, diminutif de poco, ne semble pas employé
  • on dit una botella chica plutôt qu’una botella pequeña
  • lors d’explications (guides) les Péruviens finissent quasiment toute leurs phrase par ¿no?, ce que j’interprète par « vous avez compris » et qui finit par être un peu relou

Quand je dis que j’essayais de parler Espagnol, je ne compte bien sûr pas les touristes étrangers que j’ai rencontrés et avec qui j’ai échangé en Anglais (Allemande, Anglais, Japonaise, Israéliens, Argentine, …) ou Français (Québécoises, Français, Hollandais, …). Par moment j’avais même du mal à trouver mes mots en Anglais, ceux en Espagnol me venant à l’esprit en 1er.
A noter que pour les visites, après quelques expériences « malheureuses » avec des guides péruviens francophones et que j’avais bien du mal à comprendre vu l’accent (et c’est toujours gênant de faire répéter dans ce cas), j’ai fini par préférer demander des guides anglophones ou mieux hispanophones !

Allez, fini de se la péter, j’ai encore beaucoup de progrès à faire en Espagnol pour tenir une vraie conversation.

Inkacola !

Le blog de mon voyage à travers le Pérou en octobre 2008... et après.
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