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Géoglyphes trapézoidaux à Nazca

Géoglyphes trapézoidaux à Nazca

Un article très intéressant sur les lignes de Nazca et les problématiques d’irrigation de la région, écrit par un agro-économiste :

Puquios, lignes et génie Nazca

Voici un superbe documentaire (vidéo en 3 parties) sur le Proyecto Nasca, dont l’équipe a pris part à des fouilles archéologique sur le site de Cahuáchi à proximité de Nazca :

Ce documentaire vous a plu ?

Contraint donc à passer une journée de plus que prévu à Nazca je prends part à une visite du cimetière de Chauchilla [1] à 10h .
Après quelques km sur route goudronnée notre voiture bifurque sur une piste poussiéreuse (retenez votre respiration quand vous croisez un autre véhicule !) et défoncée mais nous croiserons même un petit bus sur le trajet.
Je découvre des hectares de terrains retournés et recouverts de fragments d’os, des chevelures, de tissus, de poteries, … éparpillés, conséquence des visites des pilleurs de tombes qui perpétuent encore aujourd’hui leur activité.

0265-cimetiere-de-chauchilla

momie nazca

Les archéologues tentent de recoller les morceaux et de reconstituer quelques tombeaux : des momies nazcas emmaillotées dans de magnifiques tissus brodés et entourées d’offrandes diverses.
Notre guide nous regroupe avec un autre tour, dont 2 Québécoises qui n’arrêtent pas de déconner. Ce 2e guide est à fond dans son truc, on peut lui poser plein de questions. Il nous expliquera qu’heureusement les mentalités changent peu à peu et que les gens commencent à se rendre compte qu’ils ont un trésor (archéologique et… touristique donc pécunier) sous les pieds qu’il ne faut pas dilapider en revendant les céramiques nazcas à des prix dérisoires (pas dérisoires pour eux !) aux collectionneurs occidentaux.

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Sur le chemin du retour nous nous arrêterons dans un quartier excentré de Nazca pour rencontrer un artisan qui reproduit des céramiques selon les méthodes ancestrales (aussi bien pour la confection que les couleurs ou la cuisson). Avec bien sûr temps libre dans la boutique. Le travail est admirable mais les objets réalisés assez laids.

2e détour (à pied, c’est à 50m) également par l’échoppe d’orpailleurs qui broient les minerais extraits (?) en dansant en musique sur des meules basculantes : je ne me souviens plus exactement le procédé (une histoire de composants qui s’amalgament, si quelqu’un peut détailler dans un commentaire), si ce n’est qu’ils utilisent du mercure très toxique et polluant donc !

cuy chactado

cuy chactado

A midi je m’installe à la terrasse d’un minuscule restaurant [2] sur la Plaza de Armas pour goûter ce fameux cuy chactado. Si dans votre enfance vous avez eu un cochon d’Inde en cage, passez au paragraphe suivant !
Oui, il s’agit bien d’un cochon d’Inde, petit animal qui arrive entier, griffes et quenottes comprises, éventré en 2 (la tête aussi), grillé et écartelé sur mon assiette, accompagné de quelques légumes. Passé la barrière psychologique ce n’est pas mauvais, mais très filandreux et assez vite écoeurant. Un peu comme du lapin (que j’adore), mais en bien plus sec. A tester ! (24 S/.)

Je dépose mes affaire dans un local fermé à côté de la réception et j’occupe mon après-midi à lire au bord de la piscine et à faire les boutiques touristiques de la rue principale, chose que je n’avais pas encore vraiment eu le temps de faire jusque là. Enfin c’est vite vu, la ville n’est pas énorme, pas grand chose en dehors de la rue principale (Bolognesi) ultra-occidentalisée.
Je ne m’aventurerai pas très loin dans le marché, ne me sentant pas très à l’aise là-bas.
En revanche durant mon séjour dans cette ville j’irai manger à plusieurs reprises dans des « bouibouis » locaux qui s’avéreront très bons et imbattables niveau tarifs : en particulier un caldo de gallinas (bouillon de poulet) d’une bonne femme très gentille calle Lima côté Sud pour 6 S/. .

A 19h direction le planétarium Maria Reiche (du nom de la scientifique allemande qui a passé une bonne partie de sa vie à étudier les lignes) [3]. J’attends dans une salle présentant une immense maquette de la région, puis nous nous installons en cercle à l’intérieur du planétarium qui ressemble à une yourte. La projection sur le thème des lignes est très intéressante et assez artisanale : l’animateur déplace à la main les filtres devant les projecteurs.
Ensuite il nous permet d’observer la voute céleste du Sud grâce à une lunette placée dans la cour et je pourrais même faire une photo des cratères de la Lune en plaçant mon bridge sur l’oculaire ! (malheureusement un chouilla floue puisque prise à main levée)

cratères lunaires

cratères lunaires

A 22h je traverse la rue pour aller attendre mon car au terminal Cruz del Sur : je discute avec une femme qui doit prendre le précédent qui n’est toujours pas arrivé et avec un couple de retraités français dont le mari entretient bien la réputation de râleur des Français.

Finalement mon hôtel roulant partira avec ~1h de retard (mais avant que le précédent ne soit arrivé) et j’y passerai une nuit pas si mauvaise pour arriver à Arequipa vers 8h avec ~2h de retard, ce qui n’est pas plus mal, après avoir traversé quelques paysages lunaires sur la Panaméricaine.

[1] J’ai pris un tour à l’agence Infotour (calle Bolognesi 299) pour 30 S/, hors droits d’entrée comme d’hab.

[2] restaurant Paulita (Tacna cuadra 2), signalé dans le Lonely Planet, familial avec des tables aux nappes et serviettes en papier qui s’envolent.

[3] Le planétarium Maria Reiche se trouve dans l’enceinte du Nazca Lines Hotel, sur la plaza Bolognesi
Il faut passer le vigile et acheter un billet à la réception : 20 S/. (diaporama en Français sur réservation seulement)


Galerie photo de la journée : Cliquer ici !

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