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survol des Andes

Air Comet : sièges avec suffisament d’espace (pour une classe éco), hôtesses sympas, mais plateaux repas ridicules, et pas de film ni même de musique pendant ces presque 13h de vol ! Heureusement j’ai pour une fois réussi à dormir pendant quasiment tout le trajet.
Peu de temps avant l’atterrissage, vue sur les sommets des Andes qui dépassent des nuages !

Arrivée à l’heure, récupération des bagages et passage de la douane rapides.
Juste avant de passer la porte du hall d’arrivée on me demande d’appuyer sur un bouton qui détermine au hasard des bagages à contrôler (comme j’avais déjà vu au Mexique et au Belize) : pas de bol, c’est rouge.
En fait on me demande de passer mes bagages aux rayons X et c’est tout, alors que d’autres passagers sont en train de se faire fouiller leurs bagages. Tant mieux, j’ai pas envie de devoir refaire mon sac ici.

Je sors, et je scrute les pancartes des « pick-ups » [1] qui dépassent de la foule des  personnes venues accueillir les voyageurs : avec toutes ces histoires de braquage dans les taxis qu’on peut lire, j’avais en effet demandé à l’auberge de jeunesse dans laquelle j’ai réservé mes 2 premières nuits à Lima de venir me chercher à l’aéroport. Je ne vois pas mon nom.

Inca Kola

Inca Kola

Après 1h d’attente j’achète une bouteille de ce fameux Inca Kola (en fait, ça a un goût de Malabar) pour faire de la monnaie et appeler l’auberge… qui ne répond pas. Forcément, à 7h du mat…

Je finis par suivre un de ces chauffeurs de taxis qui harcèlent les touristes : un soit-disant « officiel » (Green Taxi). J’insiste pour lui faire dire le tarif en Soles et pas en Dollars US : 70 S/. (~17 €), je pense que c’est 5 ou 10 S/. de plus que le prix officiel mais comme le panneau présentant les prix par destinations n’est pas clair je laisse courir.
Le chauffeur prend un trajet qui passe le long du Pacifique, superbe, pas mal de rouleaux, je comprends qu’il y ait des surfeurs ici. Il y a peu de circulation à cette heure-ci un dimanche matin et pourtant ça roule n’importe comment et ça klaxonne pour rien (mais ça, il va falloir que je m’y habitue dans ce pays).
A l’arrivée il me dit qu’en fait c’est plutôt 75 S/. la course mais je ne lui file « que » 70 S/., faut pas abuser quand même, c’est déjà 2-3 fois le prix d’une course classique !

Je sonne à la porte du Flying Dog Backpackers Hostel [2], situé juste à côté du Parque Central dans le quartier de Miraflores : ma réservation n’a pas été placée sur le bon établissement (ils en ont plusieurs de standings différents dans le quartier) mais il y a de la place dans un dortoir de 6, donc pas de soucis pour avoir un lit. Quant au pick-up le réceptionniste n’en a visiblement rien à carrer de ce que je lui raconte.
Je suis un peu décalqué mais moins que pour d’autres voyages. La douche est très agréable après ces heures de vol.

Le genre de panneau qu’on trouve un peu partout ici et qui font rappeler que nous sommes en zone sismique :

en casos de sismos

en casos de sismos

Un petit message sur mon blog pour donner des nouvelles à mes proches. J’attends 9h30  (on est dimanche quand même), et j’essaye de joindre Maria Ysabel (la liménienne que j’ai contacté via CouchSurfing.com) au téléphone : pas de réponse, je lui laisse un message qui se révélera incompréhensible (elle me l’a fait écouter, on dirait que Nicolas Hulot parle dans un scaphandre).
Mais comme je lui avais indiqué dans quel hôtel je serai, elle trouve le numéro de la réception et me rappelle. Couchée à 7h30 après une soirée CouchSurfing qu’elle a organisé, elle veut dormir un peu : rdv à 14h au Mac Do’ d’à côté.

Je pars découvrir le quartier, je ne sais pas si j’ai suivi les bonnes rues, je suis pourtant censé être en plein quartier recommandé pour les touristes (Miraflores), je trouve le coin sans intérêt  alors que je m’attendais à trouver plein d’animation : quelques magasins, des fast-food, des banques, un coin plein d’échoppes d’objets « artisanaux » pour touristes, des casinos, c’est tout. Seul le petit parc s’avérera un peu animé.
Je prends un 2e petit déj (décalage horaire oblige) dans un café (non, je ne vais pas commencer mon voyage par un Mac Morning !) : 11 S/. (~3 €) avec tartines, chocolat chaud et jus de mangue fraîche. Le chocolat n’est pas bon.

Coup de barre, je vais faire une petite sieste d’1h. Ca tombe bien, ma couchsurfeuse me rappelle pour m’indiquer qu’elle sera en retard.

Je traverse le Parque Central (qui n’est en fait qu’un square malgré son nom) : une fête des fleurs est en train de se préparer. Je passe au DAB qui propose des Dollars américains aussi bien que des Soles péruviennes ! (en fait c’est le cas de tous les distributeurs au Pérou)

Maria Ysabel et Laurent (devant le Pacifique)

Maria Ysabel et Laurent (devant le Pacifique)

Je retrouve Maria Ysabel qui m’emmène à Larcomar, un centre commercial moderne perché en haut de falaises qui donnent sur le Pacifique.

Nous faisons la queue (en plein après-midi !) au Pardo’s Chicken mais on a une table au bord de la falaise avec les parapentistes qui « frôlent » la baie vitrée et vue sur les surfeurs en contre-bas !
Je goûte les anticuchos : il s’agit de brochettes de coeurs de boeufs marinés, accompagnés d’épis de maïs aux grains énormes, délicieux. (10,50 S/. en entrée) Je prends également un poulet-frite classique (12,90 S/.). Et je trinque au Pisco Sour, la boisson nationale, à base de… Pisco, de blanc d’oeuf (!) et de citron. Très bon également.

Palais du Gouverment, Cerro San Cristobal et cathédrale

Palais du Gouvernement, Cerro San Cristóbal en arrière-plan et cathédrale

Nous prenons un taxi vers le centre (21 S/.). Je découvre la Plaza de Armas (toutes les places centrales des villes péruviennes portent ce nom), la cathédrale et la relève de la garde devant le Palais du Gouvernement. Puis nous achetons des billets (5 S/.) pour un minibus qui fait 3 fois le tour du quartier jusqu’à être blindé et nous emmène en faut du Cerro San Cristóbal, une colline de 400m d’où nous admirons de nuit Lima qui s’étend à perte de vue dans toutes les directions.

Lima de noche

Lima de noche

De retour nous arpentons le Jiron de la Union, une rue piétonne commerçante qui mène à la Plaza San Martin. Marya Ysabel achète quelques cartes pour sa classe (elle est prof d’Histoire-Géo) dans une ruelle : oui, dimanche ou pas, nuit ou pas, les magasins sont ouverts.
Nous partageons un taxi (14 S/.) qui la dépose en premier.

De retour à l’auberge il n’y a pas d’électricité, elle reviendra un peu plus tard.
Je vais prendre un hamburger (mais non, je ne fais pas que bouffer, mais avec le décalage horaire la journée a été longue !) au Bembos, le Mac Do national qui n’a rien d’un fast-food vu le temps qu’il faut pour être servi : rien n’est préparé à l’avance, on passe la commande et on paye à la caisse, et on est appelé au micro lorsque le plateau est prêt. Ce qui peut être trèèès long, surtout que certaines personnes prennent des commandes à emporter pour des colonies vue la taille des paquets ! Mais les hamburgers sont copieux et très bons. Il y a un nombre de personnes assez impressionant employé à de petites tâches comme ramasser les plateaux.

Je me couche assez tôt après cette longue journée : 22h30 locales.

[1] pick-up du Flying Dog Hostel = 50 S/. (~12 €) pour 1 à 3 personnes, ce qui est cher mais un peu moins que les taxis « officiels » de l’aéroport

[2] Flying Dog Backpackers Hostel
Diez Canseco 117
Miraflores – Lima
http://www.flyingdogperu.com/
(51-1) 445 6745

30 S/. / nuit avec petit déj (~7 €)
Déco façon brocante comme souvent dans les backpackers…, propre, sanitaires tout juste corrects avec des portes qui ne ferment pas, sdb commune, cuisine à dispo
1 vieux poste internet en accès libre, DVD (pirates), billard, bar que je n’ai jamais vu ouvert, agence de voyage (vente de billets Cruz del Sur) à certains horaires
Environnement du petit parc agréable, pas de volets, fenêtre cassée, rue bruyante dès 6h du matin et certains soir également à cause du bar en face, restaurations rapides, cafés et magasins aux alentours
Quartier Miraflores peu intéressant
–> je ne recommande pas spécialement, cherchez plutôt dans le centre


Galerie photo de la journée : Cliquer ici !

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bagages

bagages

Voilà, mon sac à dos est bouclé (12 kg pour 70 L, pas rempli à bloc), ainsi que mon sac bandoulière dans lequel je mets les objets qui ont de la valeurs (APN en particulier) ou de « première nécessité » (quelques médocs et vétements de rechange) et qui est du coup bien rempli.

Mon vol Paris-Madrid est à 15h40, cool, pour une fois je ne décolle pas à des heures indues.
Je trouve les couloirs d’Orly très calmes, pourtant on est samedi. Probablement parce que ce n’est pas un week-end de vacances scolaires.
A l’enregistrement d’Air Europa je demande à m’occuper moi-même du transfert de mes bagages à Madrid : j’ai eu de mauvais échos sur les forums concernant à la fois l’aéroport de Madrid et la compagnie Air Comet (mon second vol) à propos de fréquentes pertes de bagages et retards d’avions, et l’expérience de Mexico il y a 2 ans m’a suffit. Apparemment la requête n’est pas habituelle, mais renseignements pris, comme j’ai 6h d’attente entre les 2 vols, pas de problème.

Quelqu un confirme, c est bien les Landes ?

Quelqu'un confirme, c'est bien les Landes ?

Survol de la France et de l’Espagne de jour donc, je crois reconnaître les Landes (non, pas encore les Andes !), ainsi que de jolies montagnes madrilènes.

montagnes madrilènes

montagnes madrilènes

Finalement mon 1er vol arrivera avec quelques minutes d’avance et je n’ai jamais vu une récupération de bagages aussi rapide !
Du coup je cherche un coin où m’asseoir pour bouquiner mon Marc Lévy (Les Enfants du Paradis) et ne trouvant pas le moindre banc (!) je me pose sur le tapis de comptoirs d’enregistrement.

Au bout d’1h je m’ennuie et je me décide à laisser mon sac dans une consigne de l’aéroport [1] et d’aller faire un tour en ville. Un peu compliqué comme système : il faut présenter sa carte d’identité à un comptoir, passer son sac aux rayons X (super efficace : j’en ai passé qu’1 des 2 dans la machine et j’ai transféré des affaires de l’un à l’autre sans problème ensuite…), on vous donne un numéro de casier, puis aller à une machine qui donne un jeton à utiliser dans la porte du casier pour récupérer la clé.

Madrid

Madrid

Bref, je vais prendre le métro [2]. Moderne, avec des couloirs méga-larges : j’imagine que c’est des normes de sécurité pour servir d’abris anti-atomique aux habitants ? Sinon je ne vois pas à quoi peut servir tout cet espace.
N’ayant pas prévu cette excursion (je ne pensais pas avoir autant de temps à tuer : dommage, j’aurais pu contacter Sibel si j’avais su) je n’ai aucune info sur Madrid et pas le moindre plan si ce n’est celui du métro. Je descends donc au pif au terminus de la ligne, à Nuevos Ministerios. Et bien je ne pense pas que ce soit le quartier le plus touristique de la ville ! Ca m’a l’air d’être plutôt un quartier d’affaire avec pas mal d’administrations gouvernementales truffées de caméras de surveillance.
Je suis impressionné par la largeur (et la longueur) des avenues; il y a beaucoup de circulation mais pas de bouchons.

Tiens ?! Déjà un petit avant-goût du Pérou :

Cusco n'est pas si loin ?

Cusco n'est pas si loin ?

Je traîne 1h, sans voir grand chose de passionnant, et sans rien trouver pour bouffer sur le pouce non plus. Je retourne donc à l’aéroport. Le seul point de restauration soit-disant 24/24 ne propose que de la bouffe froide (et chère) à cette heure-là (22h). A noter quand même la part de tarte de Santiago qui déchire ! (d’ailleurs j’en reprendrai au retour)

Enfin, il va être l’heure d’embarquer pour mon vol transatlantique.

air comet

air comet

Le vol de 23h55 (affiché sur tous les écrans à 00h00 sans explication, et ce sera pareil au retour) décolle avec un peu de retard mais je n’ai pas compris pourquoi : en espagnol je crois entendre parler d’une histoire de chariot ? Et dans la version anglaise le pilote ne trouve pas le vocabulaire pour s’expliquer, les passagers se marrent, c’est totalement incompréhensible.
L’avion est plein, surprenant vu le prix, la fréquence journalière de ce vol et la période.
2 Espagnoles s’engueulent parce que l’une d’elle ne peut pas mettre son bagage-cabine juste au-dessus d’elle, la place étant prise… D’ailleurs à l’enregistrement aussi l’employé et un voyageur ont failli se mettre sur la gueule je ne sais pour quelle raison. Vraiment un tempérament de con ces Espagnols ! (OK, OK, il ne faut pas généraliser)
Ma voisine est une étudiante espagnole qui va au Chili, mais nous n’avons pas discuté plus que cela.

Bon vol !

[1] consigne ouverte 24h/24, 3,70 € pour 1 sac pour 24h

[2] ticket de métro : 1€ l’aller + 1€ de supplément aéroport


Galerie photo de la journée : Cliquer ici !

Ça y est, j’ai mes billets !

J’ai passé je crois quelques heures sur les sites de ventes de billets pour trouver le meilleur compromis : évidemment le moins cher possible, de préférence avec un horaire d’arrivée à Lima pas trop tardif, un minimum d’escales, si possible aucune aux Etats-Unis (avec ses douaniers zélés) et sur une compagnie sérieuse.

D’après ce que j’ai pu lire sur le net, c’était pas gagné :
il semble qu’Iberia soit un habitué du surbooking, qu’air Comet égare pas mal de bagages, avec American Airlines j’ai un mauvaise expérience, KLM que j’aurais aimé prendre est bien plus chère, …

Cela fait 1 mois que je jette des coups d’œil aux tarifs, ça n’évolue pas beaucoup.

Au final j’ai donc opté pour un billet Air Comet à 941 € TTC acheté sur terminala.com.
J’ai hésité à prendre l’assurance perte/vol de bagages mais vues les conditions, son prix et la franchise ça ne vaut franchement pas le coup.

Voici donc le détail des vols :

billets d'avion

billets d'avion

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