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A 6h30 le chauffeur de taxi de la veille vient comme convenu me chercher à ma chambre.
Je dois régler la nuit mais le mec au comptoir ne connait pas le prix et je ne sais plus exactement non plus : va pour 20 S/.

3/4 h de route en direction du port de Paracas où je dois embarquer pour une croisière vers l’archipel des îles Ballestas, une réserve naturelle. Pendant le trajet mon chauffeur me décrit un peu les alentours (désertiques) et en particulier les différentes cultures qu’on aperçoit : asperges, … On arrive un peu en avance au village et il me conduit direct à la terrasse d’un café où j’imagine qu’il a sa com’. Bref, j’en profite pour utiliser les toilettes dont les lavabos n’ont jamais dû voir la moindre goutte d’eau.
Les marchands de souvenirs commencent à installer leurs étals et les groupes de touristes affluent vers le ponton d’embarquement.

Mon chauffeur qui s’était éclipsé vient m’indiquer d’aller faire la queue au ponton avec un groupe. Tiens donc il y a une taxe pour accéder au ponton (10 S/. ?) : et si je vais au bateau à la nage, je dois payer aussi ?
J’embarque sur une de ces grosses barques à moteur et j’enfile une brassière orange.

le Candélabre

le Candélabre

Premier arrêt pour photographier l’immense candélabre (100 à 200 m de hauteur selon les sources), géoglyphe tracé dans le sol à la manière des lignes de Nazca et tout aussi énigmatique que celles-ci : amer pour les navires de commerce représentant la croix du Sud, signe d’indépendantistes aux formes d’un cactus, signalisation d’un trésor pirate, … ?
Autrefois on pouvait également observer la « Cathédrale« , des falaises cousines de nos falaises d’Etretat, mais elle n’a malheureusement pas résisté au tremblement de terre d’août 2007.
Nous filons ensuite en direction des îles Ballestas que nous atteignons après un bon moment, emmitouflés dans nos parkas : sur l’océan il ne fait pas aussi chaud qu’à Ica où je me promenais en short.

pingouins de Humboldt

pingouins de Humboldt

La surpopulation de la faune sur ces rochers désertiques est impressionnante : loups de mer qui bronzent, pélicans qui volent en formation, pingouins de Humboldt qui défilent, cormorans de Bougainville, fous, goélands, sternes incas, … (une soixantaine d’espèces d’oiseaux marins en tout) par milliers ou plutôt par millions. Les roches sont blanches, couvertes de guano [1]. Le guide (dont les explications sont difficilement audibles avec le bruit des animaux, de la mer et du moteur) nous conseille de mettre une capuche si nous voulons éviter les shampoings naturels.

lions de mer

lions de mer

Même si nous ne pouvons accoster sur cette réserve naturelle, le bateau s’approche suffisamment près pour permettre de prendre des photos.
Je trouve qu’il n’y a pas beaucoup de navires sur l’océan, même si en atterrissant à Lima on peut en voir par mal ancrés au large. En même temps c’est la fin de l’hiver, peut-être
De retour au port nous sommes escortés par des dauphins !

A terre il y a possibilité d’aller se promener dans la réserve naturelle et peut-être apercevoir des parihuanas, espèces de flamants roses aux couleurs rouge et blanche qui auraient inspiré la facture du drapeau péruvien, bien que ce ne soit pas la meilleure saison. Mais ça ne me dit rien d’y aller seul, dommage que le taxi n’ait pas trouvé d’autres clients hier.
Mon chauffeur (c’est pas un peu la classe de dire « mon chauffeur » ? comme « mon majordome » ? :-p ) me propose également de m’arrêter dans une distillerie de pisco [2] mais ça sent l’attrape-touriste alors je préfère rentrer à l’oasis me prélasser au bord de la piscine. (d’autres personnes que j’ai rencontré ensuite m’ont dit qu’ils ont visité une bodega que c’était intéressant)
D’ailleurs j’envisageais de louer un sandboard mais je suis pris d’une crise de flemmingite aigüe et je reste bouquiner les pieds dans l’eau.

Un rapide tour sur internet dans le cybercafé (3 S/. / h) moderne (ce qui est rare, habituellement les souris agonisent et les claviers perdent leurs touches) dans l’hôtel d’en face et j’attrape un taxi pour Ica, ou plutôt le 1er taxi qui passe me saute dessus mais il accepte mon prix sans discuter.
Au terminal Cruz del Sur je discute avec un couple de français en attendant le car qui a 1h de retard. Je leur emprunte leur guide de voyage pendant le trajet vers Nazca pour prendre quelques notes.

Arrivé à destination je sors du terminal et je vais à l’hôtel/hostal Alegria [3] que j’avais repéré sur le Lonely Planet : facile, il suffit de traverser la rue. Je négocie une chambre style motel sur la cour arrière 25 S/. au lieu de 30, c’est toujours ça de pris.
Pratique les horaires d’ouvertures extensibles de ce pays : malgré l’heure tardive je peux réserver dans l’agence voisine un survol des fameuses lignes de Nazca [4] pour le lendemain matin.
Puisque j’ai mon billet d’avion, je retraverse la rue pour réserver une place pour quitter la ville le lendemain soir mais il n’en reste plus. J’achète alors un des derniers billet pour le jour d’après. Je n’avais pas prévu de rester autant de temps : j’espère pouvoir m’occuper.

Dodo, rdv à 7h demain matin…

Qu'est-ce, au juste, que le guano ?

Qu'est-ce, au juste, que le guano ?

[1] Les îles Ballestas sont baignées par le courant de Humboldt, qui apporte de grandes quantités de phytoplancton des fonds marins, réserve de nourriture pour les poissons qui eux-mêmes servent de garde-manger aux animaux marins.
Les îles sont donc couvertes des déjections des oiseaux marins depuis des millénaires, jusqu’à atteindre par endroits des dizaines de mètres d’épaisseur ! Connu pour ses propriétés fertilisantes, le guano devient le premier produit d’exportation du Pérou au XIXe siècle.
Un commerce si lucratif qu’il déclenchera la « guerre du guano » en 1865-1866, l’Espagne voulant s’emparer des îles Chincha, à proximité des îles Ballestas.
Aujourd’hui les engrais chimiques ont pris le dessus mais il existe toujours une petite récolte qui se fait tous les 5 à 10 ans.

[2] Le Pisco est l’alcool national du Pérou (quoique les chiliens en revendiquent également la paternité) : il s’agit de marc de raisin qui sert en particulier à confectionner un très bon cocktail (vert-)citronné nommé Pisco Sour qui est offert avec la plupart des menus touristiques.
Comme d’hab, l’origine du Pisco et plus sur l’incontournable Wikipedia.
Ramenez-en une bouteille, c’est facile à faire avec un blender : la recette se trouve sur le net, sinon je vous la mettrai dans un article dédié.

[3] Hostel Alegria
Calle Lima 166
Nazca
(juste en face du terminal Cruz del Sur)
http://www.hotelalegria.net/hostal/hostal.html
info@hotelalegria.net
Attention, l’accueil de l' »hostel » est le même que celui de l’hôtel, il faut bien préciser qu’on veut une chambre pas chère (la habitación la más barata) : pour 25 S/. j’ai eu une chambre double un peu défraîchie avec sdb partagée (sans PQ) dans la cour arrière qui s’est avérée bruyante le matin car servant de parking privé.
Les chambres de la partie « hôtel » sont certainement mieux mais on a accès à la même piscine (qui m’a parue un peu trop stagnante pour que je m’y trempe mais des touristes s’y sont baignées), transat, salons sous un patio, terrasse (toit de l’hôtel non terminé), …
-> je le recommande donc si vous n’êtes pas trop regardants

[4] survol des lignes de Nazca :
suite au crash d’un appareil en avril 2008 j’ai essayé d’obtenir quelques informations sur les compagnies recommandables ou à éviter. Il est ressorti que l’agence Alegria Tours (Tiens, tiens, ce nom ne vous rappelle pas quelquechose ? C’est l’agence de l’hôtel, juste à côté.) semblait sérieuse, d’ailleurs ils en jouent, mettant en avant qu’ils ont du matériel sûr et entretenu : pas moyen de faire baisser le prix de 180 S/. mais en louchant sur le carnet de réservation il m’a semblé que c’était effectivement le meilleur prix « tarif étudiant » qu’ils me proposaient.


Galerie photo de la journée : Cliquer ici !

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Bon, alors, j’en etais ou ? Dans le dernier billet je quittait Lima, ok.

Donc depuis j’ai rejoint l’oasis de Huacachina (Ica) au milieu des dunes, en suivant la Panamericaine entre Pacifique et desert.
De la j’ai fait un tour aux Islas Ballestas (Paracas), iles surpeuplees d’oiseaux marins (dont ils recuperent le guano) et autres lions de mer. Passage devant le candelabre (mysterieux dessins dans le sols, du meme style qu’a Nasca) et retour en compagnie de dauphins !
Avec tous ces departs a l’aube j’ai un peu parresse au bord de la piscine par 25-30 degres, la flemme d’aller m’essayer au sandboard dans les dunes.

Je n’ai pas trop note les degats provoques par le tremblement de terre de l’annee derniere, si ce n’est quelques murs ecroules, mais il parait qu’a Puno la Plaza de Armas (c’est comme ca que s’appellent toutes les places centrales des villes ici) est retournee.

Ensuite direction Nasca et hier matin survol de ces fameuses lignes : impressionant de voir en vrai ce que j’ai toujours admire dans des livres ou a la TV.

l'araignee (lignes de Nasca)

l'araignee (lignes de Nasca)

Je pensais repartir pour Arequipa hier soir, mais plus de place des les bus de nuit (enfin ceux pour touristes, un peu plus confortables et surtout a priori plus surs). Du coup aujourd’hui j’ai visite quelques sites locaux tres interressants.

Maintenant je patiente en attendant mon bus.
Ici il fait tres chaud le jour et frais des que le soleil se couche (a 18h).
J’ai l’impression que je rencontre de plus en plus de francais. Hier soir j’ai d’ailleurs dine avec un francais et une allemande qui font un « petit » tour du monde.

Cote culinaire j’ai teste un ceviche (a base de poisson et d’oignons) un peu epice, mais c’est rien a cote des plats mexicains, et ce midi du… cochon d’inde (cuy). C’est plutot bon, tres filandreux mais un peu ecoeurant. Et psychologiquement ca fait bizarre, surtout qu’il est presente entier dans l’assiette, ecartele et la tete coupee en 2, avec ses petites pa-pattes aux coins de l’assiette. (probleme du jour : sachant qu’un cochon d’inde a 4 pattes, combien de coins comporte une assiette ronde)

A bientot pour des nouvelles neuves.
Et merci a ceux qui laissent des petits mots, ca fait plaisir, meme si je n’ai pas trop le temps de repondre a chacun.

Inkacola !

Le blog de mon voyage à travers le Pérou en octobre 2008... et après.
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