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Comme la veille je me réveille tôt : à cause de la lumière du jour ? du bruit de la rue ? du décalage horaire ? Un peu de tout ça sûrement. Mais étant bien crevé je m’étais endormi rapidement malgré le bar d’en face très bruyant.

Je fais mon sac qui déjà ne ferme presque plus et j’essaye de trouver la nana de « l’agence de voyage » de l’hôtel pour acheter un billet de car afin de rejoindre ma prochaine étape, Ica d’où je compte me rendre aux Islas Ballestas : je me rends d’un bâtiment à l’autre, personne ne sait où elle est ni n’arrive à la joindre et on me répond qu’il n’y a pas d’agence de voyage dans le quartier, qu’il faut aller au terminal de bus. Finalement j’en trouve 2 à 2 rues de là (encore une raison qui m’incite à ne pas recommander le Flying Dog !), dont une qui vend des billets Cruz del Sur [1]. Il ne reste plus de place pour Ica le jour-même, je prends donc un billet pour le lendemain. (56 S/. en classe Cruzero)
Par curiosité, je fais un tour dans le supermarché voisin : les fruits et légumes sont aux environs de 3 S/. / kg ! (~0,70 €/kg)

directionsNouveau défi avec les microbus, niveau 2 : rejoindre le Museo de la Nación situé à l’écart du centre, avec un changement en cours de parcours. Maria Ysabel m’a donné des indications à suivre pour m’y rendre.
Cette fois le rabatteur du 1er bus ne m’indique pas où descendre ; heureusement j’ai reconnu le croisement où l’avenue Arequipa passe sous l’avenue Javier Prado, je demande confirmation à mes voisins et je réclame l’arrêt : « Bajo aqua ! ». Le quartier est déjà un peu moins attrayant que dans le centre.
Il est plus facile de repérer l’énorme blockhaus du musée pour demander au 2e bus de s’arrêter.
J’adore ces voyages en microbus ! Je me retrouve à voyager avec tout le monde plutôt que seul dans un taxi, le rabatteur donne un vrai spectacle à lui tout seul, parfois je peux échanger 2-3 mots avec les passagers (autant que me le permet mon niveau d’Espagnol), parfois des gens montent soit pour vendre quelques friandises soit pour discourir du bien et du mal, enfin quand le bus n’est pas plus plein qu’un métro parisien un jour de grève…, c’est plutôt inconfortable mais ça ne coûte rien et c’est toute une aventure !

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Museo de la Nación

L’hôtesse du Museo de la Nación (entrée principale au centre du bâtiment, pas dans l’aile droite comme tout le monde le pense) m’indique que le musée est exceptionnellement gratuit… parce qu’il est en restructuration. Seule une salle présente une (belle) sélection de quelques pièces, une autre est occupée par l’expo de l’office du tourisme d’un pays asiatique et le dernier étage est occupé par une expo photo (très crues, avec pas mal de cadavres) sur les horreurs des combats du Sendero Luminoso (Sentier Lumineux) et du MRTA (Mouvement Révolutionnaire Tupac Amaru) à la fin du XXe siècle.

Quipu

Quipu

De retour à l’auberge j’ai de nouveaux compagnons de chambrée : un couple anglais très sympa.

Comme je dois passer une nuit de plus à Lima, le soir j’invite Maria Ysabel au bowling de Larcomar. (Le spectacle de danse auquel elle proposait de m’emmener est privatisé ce soir) Cher pour un Péruvien, mais pas pour un Européen : 55 S/. (~13 €) pour 1h et par piste, quel que soit le nombre de joueurs ! (+ location de chaussures : 4,50 S/.) C’est un Cosmic Bowling comme on en trouve en France, peu de monde ce soir, il y a quasiment plus d’employés que de joueurs.
En sortant on passe à la boutique du Sheraton – s’il vous plaît (chambre entre 200 et 700 $ et le WiFi n’est même pas gratuit !) – pas pour faire des achats mais pour retrouver une amie de Maria Ysabel qui y travaille. C’est amusant de rentrer dans le hall d’un tel hôtel habillé en « routard ». Il y a quelques petites friandises au chocolat pas mauvaises en dégustation.

On rentre à pied jusqu’à l’auberge, je dois me lever à 6h pour prendre mon car.

[1] En dehors des lignes Puno – Cusco – Aguas Calientes (les voyages empruntant la 1ère section semblant assez aléatoire) et Lima – Huaraz il n’existe pas de voie ferrée transportant des passagers au Pérou. Tout le monde ne possède pas de voiture non plus. Les gens se déplacent donc en taxi en ville, collectivos pour les moyennes distance, et car pour les longs trajets.
Suite à quelques histoires d’attaques à main armée ou accidents de circulation sur les routes de montagne, il est généralement conseillé aux touristes de voyager sur la compagnie Cruz del Sur qui possède des véhicules généralement modernes ; d’ailleurs c’est souvent la seule compagnie proposée dans les agences des hôtels.
Selon les destinations 3 catégories de cars sont proposées, avec plus ou moins de confort : 1 ou 2 classes, wc (« solo para urinar ! »), la clim, des films, une hôtesse, étiquetage des bagages en soute, un en-cas, double essieu avant (ça c’est leur pub !),
suivi GPS, video des passagers à l’embarquement, … Bien sûr tout cela a un prix, très abordable pour un gringo, beaucoup moins pour nombre de Péruviens. Du coup, hormis peut-être dans la catégorie la moins chère, tu voyages quasi-exclusivement avec d’autres touristes.
L’avantage c’est que ça diminue les risques de vols de bagages et d’effets personnels (j’ai eu vent de plusieurs personnes qui se sont fait dérober APN ou argent à leurs pieds alors qu’ils s’étaient assoupis dans le bus), c’est moins fatigant sur de longs trajets, ça permet de rencontrer d’autres touristes et de profiter de leurs bons plans.
Mais je trouve ça assez dérangeant de voyager dans des sortes de cages dorées. Et finalement si j’étais un voleur, je m’attaquerais de préférence à ce genre de compagnie, c’est là qu’il y a du fric ! (bon, il semble que souvent les attaques viennent d’individus que les chauffeurs prennent sur le bord de la route, mais dernièrement un des voleurs faisait partie des passagers…)
On m’avait également conseillé les compagnies suivantes (un peu moins luxueuses) : Ormeño, Oltursa et Civa. Les villes disposent parfois de gares routières (auquel cas une taxe de départ supplémentaire est réclamée), Cruz del Sur a souvent des guichets en centre-ville, sinon les billets peuvent être achetés dans des agences de voyages moyennant une commission ou dans les terminaux (qui sont généralement excentrés). Je n’ai pas toujours pu avoir de billet pour le jour-même ou le lendemain.
Et je vous rassure, au final il ne m’est jamais rien arrivé lors de mes trajets en car, ni même ailleurs.


Galerie photo de la journée : Cliquer ici !

Le defi d’hier fut de prendre non pas un taxi mais un de ces minibus que vous avez tous vu dans le dernier Pekin Express : vous savez avec les mecs qui crient les destinations a la porte ! Terrible : une veritable attraction pour le touriste que je suis. :-p
Au debut je me suis demande ou j’allais pouvoir atterir vu qu’il n’existe aucun plan de bus mais ca s’est tres bien passe.
(environ 1 S/. le trajet, soit 10 fois moins qu’un taxi et sans negocier)

Bref, finalement le couvent de San Fransisco etait ferme hier apres-midi pour cause de show ou je ne sais quoi, donc je me suis rabattu sur des lieux « secondaires » avant de retrouver Maria Ysabel qui m’a fait decouvrir d’autres coins : c’est vraiment une aubaine d’avoir un guide prive !

Et aujourd’hui je suis passe au niveau 2 en prenant des minibus avec correspondance et qui ne vont pas dans le centre.
La circulation est un veritable chaos, ca klaxonne et ca frole l’accrochage a chaque instant mais je n’ai pas vu le moindre incident.
En tout cas je commence a adorer ce joyeux bordel !

Tout ca pour atterrir au Museo de la Nacion qui etait quasiment vide pour reorganisation des expos, et gratuit pour la peine.
Ils ont quand meme quelques belles pieces Incas, Moche et cie.

Voila, voila. Demain je dois me lever pour prendre un bus (de luxe) a 7h30 direction Ica.
De la j’irai trouver un hotel a Huacachina d’ou je partirai faire une excursion aux iles Balletas.

Inkacola !

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