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A 6h30 le chauffeur de taxi de la veille vient comme convenu me chercher à ma chambre.
Je dois régler la nuit mais le mec au comptoir ne connait pas le prix et je ne sais plus exactement non plus : va pour 20 S/.

3/4 h de route en direction du port de Paracas où je dois embarquer pour une croisière vers l’archipel des îles Ballestas, une réserve naturelle. Pendant le trajet mon chauffeur me décrit un peu les alentours (désertiques) et en particulier les différentes cultures qu’on aperçoit : asperges, … On arrive un peu en avance au village et il me conduit direct à la terrasse d’un café où j’imagine qu’il a sa com’. Bref, j’en profite pour utiliser les toilettes dont les lavabos n’ont jamais dû voir la moindre goutte d’eau.
Les marchands de souvenirs commencent à installer leurs étals et les groupes de touristes affluent vers le ponton d’embarquement.

Mon chauffeur qui s’était éclipsé vient m’indiquer d’aller faire la queue au ponton avec un groupe. Tiens donc il y a une taxe pour accéder au ponton (10 S/. ?) : et si je vais au bateau à la nage, je dois payer aussi ?
J’embarque sur une de ces grosses barques à moteur et j’enfile une brassière orange.

le Candélabre

le Candélabre

Premier arrêt pour photographier l’immense candélabre (100 à 200 m de hauteur selon les sources), géoglyphe tracé dans le sol à la manière des lignes de Nazca et tout aussi énigmatique que celles-ci : amer pour les navires de commerce représentant la croix du Sud, signe d’indépendantistes aux formes d’un cactus, signalisation d’un trésor pirate, … ?
Autrefois on pouvait également observer la « Cathédrale« , des falaises cousines de nos falaises d’Etretat, mais elle n’a malheureusement pas résisté au tremblement de terre d’août 2007.
Nous filons ensuite en direction des îles Ballestas que nous atteignons après un bon moment, emmitouflés dans nos parkas : sur l’océan il ne fait pas aussi chaud qu’à Ica où je me promenais en short.

pingouins de Humboldt

pingouins de Humboldt

La surpopulation de la faune sur ces rochers désertiques est impressionnante : loups de mer qui bronzent, pélicans qui volent en formation, pingouins de Humboldt qui défilent, cormorans de Bougainville, fous, goélands, sternes incas, … (une soixantaine d’espèces d’oiseaux marins en tout) par milliers ou plutôt par millions. Les roches sont blanches, couvertes de guano [1]. Le guide (dont les explications sont difficilement audibles avec le bruit des animaux, de la mer et du moteur) nous conseille de mettre une capuche si nous voulons éviter les shampoings naturels.

lions de mer

lions de mer

Même si nous ne pouvons accoster sur cette réserve naturelle, le bateau s’approche suffisamment près pour permettre de prendre des photos.
Je trouve qu’il n’y a pas beaucoup de navires sur l’océan, même si en atterrissant à Lima on peut en voir par mal ancrés au large. En même temps c’est la fin de l’hiver, peut-être
De retour au port nous sommes escortés par des dauphins !

A terre il y a possibilité d’aller se promener dans la réserve naturelle et peut-être apercevoir des parihuanas, espèces de flamants roses aux couleurs rouge et blanche qui auraient inspiré la facture du drapeau péruvien, bien que ce ne soit pas la meilleure saison. Mais ça ne me dit rien d’y aller seul, dommage que le taxi n’ait pas trouvé d’autres clients hier.
Mon chauffeur (c’est pas un peu la classe de dire « mon chauffeur » ? comme « mon majordome » ? :-p ) me propose également de m’arrêter dans une distillerie de pisco [2] mais ça sent l’attrape-touriste alors je préfère rentrer à l’oasis me prélasser au bord de la piscine. (d’autres personnes que j’ai rencontré ensuite m’ont dit qu’ils ont visité une bodega que c’était intéressant)
D’ailleurs j’envisageais de louer un sandboard mais je suis pris d’une crise de flemmingite aigüe et je reste bouquiner les pieds dans l’eau.

Un rapide tour sur internet dans le cybercafé (3 S/. / h) moderne (ce qui est rare, habituellement les souris agonisent et les claviers perdent leurs touches) dans l’hôtel d’en face et j’attrape un taxi pour Ica, ou plutôt le 1er taxi qui passe me saute dessus mais il accepte mon prix sans discuter.
Au terminal Cruz del Sur je discute avec un couple de français en attendant le car qui a 1h de retard. Je leur emprunte leur guide de voyage pendant le trajet vers Nazca pour prendre quelques notes.

Arrivé à destination je sors du terminal et je vais à l’hôtel/hostal Alegria [3] que j’avais repéré sur le Lonely Planet : facile, il suffit de traverser la rue. Je négocie une chambre style motel sur la cour arrière 25 S/. au lieu de 30, c’est toujours ça de pris.
Pratique les horaires d’ouvertures extensibles de ce pays : malgré l’heure tardive je peux réserver dans l’agence voisine un survol des fameuses lignes de Nazca [4] pour le lendemain matin.
Puisque j’ai mon billet d’avion, je retraverse la rue pour réserver une place pour quitter la ville le lendemain soir mais il n’en reste plus. J’achète alors un des derniers billet pour le jour d’après. Je n’avais pas prévu de rester autant de temps : j’espère pouvoir m’occuper.

Dodo, rdv à 7h demain matin…

Qu'est-ce, au juste, que le guano ?

Qu'est-ce, au juste, que le guano ?

[1] Les îles Ballestas sont baignées par le courant de Humboldt, qui apporte de grandes quantités de phytoplancton des fonds marins, réserve de nourriture pour les poissons qui eux-mêmes servent de garde-manger aux animaux marins.
Les îles sont donc couvertes des déjections des oiseaux marins depuis des millénaires, jusqu’à atteindre par endroits des dizaines de mètres d’épaisseur ! Connu pour ses propriétés fertilisantes, le guano devient le premier produit d’exportation du Pérou au XIXe siècle.
Un commerce si lucratif qu’il déclenchera la « guerre du guano » en 1865-1866, l’Espagne voulant s’emparer des îles Chincha, à proximité des îles Ballestas.
Aujourd’hui les engrais chimiques ont pris le dessus mais il existe toujours une petite récolte qui se fait tous les 5 à 10 ans.

[2] Le Pisco est l’alcool national du Pérou (quoique les chiliens en revendiquent également la paternité) : il s’agit de marc de raisin qui sert en particulier à confectionner un très bon cocktail (vert-)citronné nommé Pisco Sour qui est offert avec la plupart des menus touristiques.
Comme d’hab, l’origine du Pisco et plus sur l’incontournable Wikipedia.
Ramenez-en une bouteille, c’est facile à faire avec un blender : la recette se trouve sur le net, sinon je vous la mettrai dans un article dédié.

[3] Hostel Alegria
Calle Lima 166
Nazca
(juste en face du terminal Cruz del Sur)
http://www.hotelalegria.net/hostal/hostal.html
info@hotelalegria.net
Attention, l’accueil de l' »hostel » est le même que celui de l’hôtel, il faut bien préciser qu’on veut une chambre pas chère (la habitación la más barata) : pour 25 S/. j’ai eu une chambre double un peu défraîchie avec sdb partagée (sans PQ) dans la cour arrière qui s’est avérée bruyante le matin car servant de parking privé.
Les chambres de la partie « hôtel » sont certainement mieux mais on a accès à la même piscine (qui m’a parue un peu trop stagnante pour que je m’y trempe mais des touristes s’y sont baignées), transat, salons sous un patio, terrasse (toit de l’hôtel non terminé), …
-> je le recommande donc si vous n’êtes pas trop regardants

[4] survol des lignes de Nazca :
suite au crash d’un appareil en avril 2008 j’ai essayé d’obtenir quelques informations sur les compagnies recommandables ou à éviter. Il est ressorti que l’agence Alegria Tours (Tiens, tiens, ce nom ne vous rappelle pas quelquechose ? C’est l’agence de l’hôtel, juste à côté.) semblait sérieuse, d’ailleurs ils en jouent, mettant en avant qu’ils ont du matériel sûr et entretenu : pas moyen de faire baisser le prix de 180 S/. mais en louchant sur le carnet de réservation il m’a semblé que c’était effectivement le meilleur prix « tarif étudiant » qu’ils me proposaient.


Galerie photo de la journée : Cliquer ici !

La rue est un peu bruyante le matin, je me lève à 8h, mais je vaincrai le jetlag !
Je vais réclamer une contre-marque pour le petit-déj auquel j’ai droit dans le café en-dessous. Je déjeune en compagnie de Katrin, une Allemande très sympa qui boucle un voyage au Pérou avant d’aller faire du bénévolat pendant quelques semaines dans un « centre social » d’Arequipa : je note son e-mail pour la contacter quand j’y serai (ce qui est prévu dans quelques jours).

Il fait assez beau, on aperçoit quelques coins de ciel bleu ce qui est semble-t-il assez rare à Lima.

mobile Huawei

mobile Huawei

Dans un kiosque Claro à l’entrée du supermarché voisin j’achète un portable pré-payé activé immédiatement : 69 S/. (~16 €) comprenant 50 min de com vers les autres téléphones Claro et surtout 200 SMS ! Un téléphone qui ne fait QUE téléphone, comme il est impossible d’en trouver en France. Dommage qu’il ne fonctionne pas sur les même fréquences qu’en France (bon, de toutes façons il est bloqué sur le réseau Claro). [1] J’envoie un SMS avec mon numéro (980990010, les numéros de portables commencent par un 9) à Maria Ysabel, ce sera plus pratique pour se retrouver.

¡Joder! Le Museo de la Nación est fermé le lundi; j’irai donc dans le centre.
Je me lance alors dans une nouvelle aventure : prendre un microbus plutôt qu’un taxi ! Ce sera plus fun, je pense plus sûr et moins cher. Parce que les bus là-bas c’est pas ce que vous imaginez : une compagnie de bus, des arrêts, un plan, des numéros et des horaires de passage, non, non !
Il faut plutôt imaginer un chaos (au milieu de celui des taxis) de minibus et camionnettes, avec des directions plus ou moins valides peintes sur la carrosserie, un rabatteur debout sur le marche-pieds un panneau annonçant la direction principale dans la main, qui invite tous les passants à grimper dans le bus (même ceux qui n’en ont aucune envie ^ ^) et signale au chauffeur de s’arrêter quand il dégote des clients sur le trottoir.
D’après ce que j’ai compris la ville est officieusement quadrillée de grands axes et pour se rendre d’un endroit à l’autre il faut repérer le chemin à suivre en suivant ces axes et tâcher de trouver à chacune de leurs intersections les bus à attraper pour la section suivante. Sur les indications de Katrin je me rends avenue Arequipa et je demande au premier rabatteur si le bus va bien Plaza de Armas : il me fait monter (faut pas traîner !), j’espère qu’il a compris, surtout que comme je l’ai admiré la veille depuis le Cerro Lima est une ville très étendue et que je n’ai pas le moindre plan si ce n’est ceux des quelques quartiers centraux répertoriés dans mon Lonely Planet
Je me plie en 4 sur une minuscule banquette, il ne faut pas venir avec son sac à dos !, et je demande le tarif à un autre passager (truc que j’ai appris au Mexique pour éviter de payer le tarif « touristique ») : 1,20 S/., soit au pire 10 fois mois qu’un taxi ! Le rabatteur vient périodiquement récupérer les paiements en échange d’un ticket dans les moments où c’est un peu plus calme : les tarifs sont affichés, ils varient entre quelquechose comme 1 et 2 S/. selon le type de parcours (urbain, extra-urbain, jour férié, …).
Finalement il me fait signe de descendre quelquepart. Cool, parce que je n’avais rien repéré ! D’ailleurs je ne reconnais pas l’endroit, mais un agent de police m’indique la direction : 200 m tout droit, nickel. Je traverse un quartier rempli d’imprimeries toutes plus ou moins ouvertes sur la rue. C’est assez surprenant ce regroupement de commerces tous identiques par quartier (comme au Mexique), je me demande comment fonctionne la concurrence, mais pour les consommateurs ça doit être plus pratique que de trouver une boutique à Paris !

Monasterio de San Fransisco

Monasterio de San Fransisco

J’atterris donc Plaza de Armas, je reconnais les rues et je retrouve facilement le Monastère de San Fransisco… qui est exceptionnellement fermé pour l’après-midi pour cause de spectacle ou je ne sais quelle représentation dans la cour.

Cerro San Cristobal

Cerro San Cristobal

Je déambule alors jusqu’au Parque de la Muralla voisin, parc construit sur les restes d’une ancienne muraille de protection d’où on peut admirer les couleurs des quartiers bâtis sur le Cerro San Cristobal. Un tour à l’expo sur la réhabilitation de Lima (1 S/.). Je ne sais pas ce qu’il en est dans les faits mais il semble qu’un peu partout au Pérou des campagnes de réhabilitation soient en œuvre : beaucoup de quartiers se sont construits ainsi de façon anarchique autour des grandes villes (plus d’1/4 des péruviens vivent à Lima !) et le gouvernement se charge maintenant d’y apporter eaux, électricités, routes praticables, … Le sommet de l’APEC (Coopération Économique pour l’Asie-Pacifique) qui doit se tenir à Lima en novembre ne semble pas pour rien dans les travaux d’embellissement non plus…

Iglesia de Santo Domingo

Iglesia de Santo Domingo

En retournant vers le centre je tombe à l’entrée de l’Iglesia de San Domingo sur une guide qui me propose une visite : 3 S/. l’entrée + pourboire. Les explications ne sont pas spécialement intéressantes pour moi mais l’endroit est joli et la guide (une étudiante) sympa. Seulement dans le pouboire que je lui laisse elle refuse une pièce de 5 S/. qui s’avère être une fausse : j’ai du mal à faire la différence avec une autre pièce mais toutes les personnes à qui j’ai essayé de la refourguer ensuite s’en aperçoivent au premier coup d’oeil ! (au final je crois que c’est dans un cybercafé de Puno que je l’ai involontairement écoulée)
Aller-retour sue le Jiron de la Union, la nuit tombe, rdv avec Maria Ysabel devant le Gran Hotel Bolivar à 19h, après sa journée de boulot. On va dans un immense marché couvert où elle achète des DVD (pirates, il n’y a que ça) d’Il était une fois l’Homme en espagnol pour ses élèves ! Puis microbus (1,40 S/.) direction El parque de la Reserva où il est censé y avoir un spectacle de jets d’eau illuminés, sauf qu’il n’a lieu que du mercredi au dimanche, ce qu’aucune des personnes auxquelles elle a demandé notre chemin n’a su lui dire.
Nous partons donc vers le quartier « bohème », Barranco, d’où nous descendons sur la plage de galet au bord du Pacifique.
C’est amusant, chaque soir on croise quelqu’un de connu (enfin, pas par moi) : un musicien, un ancien ministre invité à un cocktail, …
Après avoir regrimpé les marches en sens inverse nous dînons dans une typique chifa (restaurant cino-péruvien typique) : très bon et très (trop) copieux (35 S/. le plat pour 2). Je goûte également à la chicha morada : il s’agit d’une sorte de jus de maïs violet (comme le maïs de chez nous, mais violet), sucré. Ca a un goût qui se rapproche un peu du jus de cerise et c’est très bon.
Retour en taxi : Maria Ysabel en choisit avec des portes à l’arrière (qu’elle ferme à clé une fois à l’intérieur) et négocie le prix avec plusieurs avant que nous montions dans l’un d’eux. Comme quoi y’a pas que les gringos (= les Américains, et par extensions les touristes Blancs) qui doivent négocier. (15 S/.)

Parque Kennedy

Parque Kennedy

[1] A savoir qu’on trouve un peu partout des kiosques de 2 opérateurs (Claro et Movistar).
Vous pouvez également louer un mobile à l’aéroport pour la durée de votre séjour.
Il y a partout dans les rues ou dans les boutiques des téléphones publiques à pièces (solidement cadenassés aux murs !) : tarif minimum = 50 c.
Un peu plus original, des personnes généralement vêtus de vestes fluos et enchaînées à des téléphones mobiles aux coins des rues proposent des communications. (je n’ai pas essayé, je ne connais pas les tarifs)


Galerie photo de la journée : Cliquer ici !

survol des Andes

Air Comet : sièges avec suffisament d’espace (pour une classe éco), hôtesses sympas, mais plateaux repas ridicules, et pas de film ni même de musique pendant ces presque 13h de vol ! Heureusement j’ai pour une fois réussi à dormir pendant quasiment tout le trajet.
Peu de temps avant l’atterrissage, vue sur les sommets des Andes qui dépassent des nuages !

Arrivée à l’heure, récupération des bagages et passage de la douane rapides.
Juste avant de passer la porte du hall d’arrivée on me demande d’appuyer sur un bouton qui détermine au hasard des bagages à contrôler (comme j’avais déjà vu au Mexique et au Belize) : pas de bol, c’est rouge.
En fait on me demande de passer mes bagages aux rayons X et c’est tout, alors que d’autres passagers sont en train de se faire fouiller leurs bagages. Tant mieux, j’ai pas envie de devoir refaire mon sac ici.

Je sors, et je scrute les pancartes des « pick-ups » [1] qui dépassent de la foule des  personnes venues accueillir les voyageurs : avec toutes ces histoires de braquage dans les taxis qu’on peut lire, j’avais en effet demandé à l’auberge de jeunesse dans laquelle j’ai réservé mes 2 premières nuits à Lima de venir me chercher à l’aéroport. Je ne vois pas mon nom.

Inca Kola

Inca Kola

Après 1h d’attente j’achète une bouteille de ce fameux Inca Kola (en fait, ça a un goût de Malabar) pour faire de la monnaie et appeler l’auberge… qui ne répond pas. Forcément, à 7h du mat…

Je finis par suivre un de ces chauffeurs de taxis qui harcèlent les touristes : un soit-disant « officiel » (Green Taxi). J’insiste pour lui faire dire le tarif en Soles et pas en Dollars US : 70 S/. (~17 €), je pense que c’est 5 ou 10 S/. de plus que le prix officiel mais comme le panneau présentant les prix par destinations n’est pas clair je laisse courir.
Le chauffeur prend un trajet qui passe le long du Pacifique, superbe, pas mal de rouleaux, je comprends qu’il y ait des surfeurs ici. Il y a peu de circulation à cette heure-ci un dimanche matin et pourtant ça roule n’importe comment et ça klaxonne pour rien (mais ça, il va falloir que je m’y habitue dans ce pays).
A l’arrivée il me dit qu’en fait c’est plutôt 75 S/. la course mais je ne lui file « que » 70 S/., faut pas abuser quand même, c’est déjà 2-3 fois le prix d’une course classique !

Je sonne à la porte du Flying Dog Backpackers Hostel [2], situé juste à côté du Parque Central dans le quartier de Miraflores : ma réservation n’a pas été placée sur le bon établissement (ils en ont plusieurs de standings différents dans le quartier) mais il y a de la place dans un dortoir de 6, donc pas de soucis pour avoir un lit. Quant au pick-up le réceptionniste n’en a visiblement rien à carrer de ce que je lui raconte.
Je suis un peu décalqué mais moins que pour d’autres voyages. La douche est très agréable après ces heures de vol.

Le genre de panneau qu’on trouve un peu partout ici et qui font rappeler que nous sommes en zone sismique :

en casos de sismos

en casos de sismos

Un petit message sur mon blog pour donner des nouvelles à mes proches. J’attends 9h30  (on est dimanche quand même), et j’essaye de joindre Maria Ysabel (la liménienne que j’ai contacté via CouchSurfing.com) au téléphone : pas de réponse, je lui laisse un message qui se révélera incompréhensible (elle me l’a fait écouter, on dirait que Nicolas Hulot parle dans un scaphandre).
Mais comme je lui avais indiqué dans quel hôtel je serai, elle trouve le numéro de la réception et me rappelle. Couchée à 7h30 après une soirée CouchSurfing qu’elle a organisé, elle veut dormir un peu : rdv à 14h au Mac Do’ d’à côté.

Je pars découvrir le quartier, je ne sais pas si j’ai suivi les bonnes rues, je suis pourtant censé être en plein quartier recommandé pour les touristes (Miraflores), je trouve le coin sans intérêt  alors que je m’attendais à trouver plein d’animation : quelques magasins, des fast-food, des banques, un coin plein d’échoppes d’objets « artisanaux » pour touristes, des casinos, c’est tout. Seul le petit parc s’avérera un peu animé.
Je prends un 2e petit déj (décalage horaire oblige) dans un café (non, je ne vais pas commencer mon voyage par un Mac Morning !) : 11 S/. (~3 €) avec tartines, chocolat chaud et jus de mangue fraîche. Le chocolat n’est pas bon.

Coup de barre, je vais faire une petite sieste d’1h. Ca tombe bien, ma couchsurfeuse me rappelle pour m’indiquer qu’elle sera en retard.

Je traverse le Parque Central (qui n’est en fait qu’un square malgré son nom) : une fête des fleurs est en train de se préparer. Je passe au DAB qui propose des Dollars américains aussi bien que des Soles péruviennes ! (en fait c’est le cas de tous les distributeurs au Pérou)

Maria Ysabel et Laurent (devant le Pacifique)

Maria Ysabel et Laurent (devant le Pacifique)

Je retrouve Maria Ysabel qui m’emmène à Larcomar, un centre commercial moderne perché en haut de falaises qui donnent sur le Pacifique.

Nous faisons la queue (en plein après-midi !) au Pardo’s Chicken mais on a une table au bord de la falaise avec les parapentistes qui « frôlent » la baie vitrée et vue sur les surfeurs en contre-bas !
Je goûte les anticuchos : il s’agit de brochettes de coeurs de boeufs marinés, accompagnés d’épis de maïs aux grains énormes, délicieux. (10,50 S/. en entrée) Je prends également un poulet-frite classique (12,90 S/.). Et je trinque au Pisco Sour, la boisson nationale, à base de… Pisco, de blanc d’oeuf (!) et de citron. Très bon également.

Palais du Gouverment, Cerro San Cristobal et cathédrale

Palais du Gouvernement, Cerro San Cristóbal en arrière-plan et cathédrale

Nous prenons un taxi vers le centre (21 S/.). Je découvre la Plaza de Armas (toutes les places centrales des villes péruviennes portent ce nom), la cathédrale et la relève de la garde devant le Palais du Gouvernement. Puis nous achetons des billets (5 S/.) pour un minibus qui fait 3 fois le tour du quartier jusqu’à être blindé et nous emmène en faut du Cerro San Cristóbal, une colline de 400m d’où nous admirons de nuit Lima qui s’étend à perte de vue dans toutes les directions.

Lima de noche

Lima de noche

De retour nous arpentons le Jiron de la Union, une rue piétonne commerçante qui mène à la Plaza San Martin. Marya Ysabel achète quelques cartes pour sa classe (elle est prof d’Histoire-Géo) dans une ruelle : oui, dimanche ou pas, nuit ou pas, les magasins sont ouverts.
Nous partageons un taxi (14 S/.) qui la dépose en premier.

De retour à l’auberge il n’y a pas d’électricité, elle reviendra un peu plus tard.
Je vais prendre un hamburger (mais non, je ne fais pas que bouffer, mais avec le décalage horaire la journée a été longue !) au Bembos, le Mac Do national qui n’a rien d’un fast-food vu le temps qu’il faut pour être servi : rien n’est préparé à l’avance, on passe la commande et on paye à la caisse, et on est appelé au micro lorsque le plateau est prêt. Ce qui peut être trèèès long, surtout que certaines personnes prennent des commandes à emporter pour des colonies vue la taille des paquets ! Mais les hamburgers sont copieux et très bons. Il y a un nombre de personnes assez impressionant employé à de petites tâches comme ramasser les plateaux.

Je me couche assez tôt après cette longue journée : 22h30 locales.

[1] pick-up du Flying Dog Hostel = 50 S/. (~12 €) pour 1 à 3 personnes, ce qui est cher mais un peu moins que les taxis « officiels » de l’aéroport

[2] Flying Dog Backpackers Hostel
Diez Canseco 117
Miraflores – Lima
http://www.flyingdogperu.com/
(51-1) 445 6745

30 S/. / nuit avec petit déj (~7 €)
Déco façon brocante comme souvent dans les backpackers…, propre, sanitaires tout juste corrects avec des portes qui ne ferment pas, sdb commune, cuisine à dispo
1 vieux poste internet en accès libre, DVD (pirates), billard, bar que je n’ai jamais vu ouvert, agence de voyage (vente de billets Cruz del Sur) à certains horaires
Environnement du petit parc agréable, pas de volets, fenêtre cassée, rue bruyante dès 6h du matin et certains soir également à cause du bar en face, restaurations rapides, cafés et magasins aux alentours
Quartier Miraflores peu intéressant
–> je ne recommande pas spécialement, cherchez plutôt dans le centre


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Inkacola !

Le blog de mon voyage à travers le Pérou en octobre 2008... et après.
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